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Table ronde : « Faire des affaires à Barcelone et en Espagne. Des différences interculturelles à prendre en compte »

Quand on s’installe à l’étranger, il est important de tenir compte des us et coutumes du pays d’accueil, ce qui revient à découvrir et à intégrer les différences culturelles.

C’est sur ce thème que notre Chambre a choisi de débattre en organisant une table ronde animée par Philippe Saman, notre Directeur général, au « Salon de l’Accueil » organisé par l’Association Barcelone Accueil et destiné principalement aux nouveaux arrivants.

Sont intervenus à ses côtés quatre cadres installés à Barcelone depuis plus ou moins longtemps, mais avec plusieurs points en commun : un vécu multiculturel, le goût du voyage et de la nouveauté, l’envie d’entreprendre et le plaisir d’apprendre des autres pour mieux s’adapter
à leur environnement.

A la question « A votre arrivée à Barcelone, quelle a été pour vous une des différences marquantes avec vos expériences antérieures ? », les réponses sont bien-sûr fonction de l’histoire de chacun, mais unanimement positives.

Pour Diane, la bonne surprise vient de l’entre-aide dont elle a pu bénéficier dans sa vie quotidienne et pour la création de son activité. Elle s’installe à Barcelone avec sa famille -un choix de vie- et sans parler espagnol. Elle s’est sentie accueillie et épaulée, tant pas les Français que par
les Espagnols et a pu créer du lien.

Tisser du lien, créer des contacts, entrer dans un réseau sont les constantes de l’échange tant autour de la table ronde que dans le public. C’est la caractéristique marquante pour entrer en relation avec quelqu’un en Espagne.

Une forme de résilience propre au pays, où le lien familial fort vient supplanter l’aide étatique.

Pour Elodie, savoir créer le lien, d’abord un casse-tête, a finalement été décisif. Catapultée à son arrivée dans une équipe de 15 personnes, elle a entamé sa relation avec son équipe sur un modèle très français : productivité et efficacité.

« J’ai eu 6 mois très compliqués car je ne comprenais pas comment ils fonctionnaient » dit-elle aujourd’hui. Le plus important pour elle ? « rester ouvert, savoir écouter et respecter les autres ».

Et accepter de fonctionner sur le modèle du pays d’accueil en intégrant les différences de comportement, tels que le tutoiement, le mélange des thèmes professionnels et personnels dans une discussion, l’importance du football, autant d’éléments d’étonnement qu’on assimile au fil des
années.

Jacques, très marqué par son expérience australienne, affirme avoir été frappé par le concept de l’«abrazo fuerte », « tout le contraire de l’Australie où on garde toujours une distance. Cela m’a étonné puis séduit » dit-il. Tout comme le changement de rythme entre les 2 pays l’ont marqué.

« Les Espagnols vivent et se couchent tard ; se rattrapent le week end. Cela n’empêche pas la productivité. Les gens ont beaucoup de résilience ».

Pour Zaki, l’adaptation passe tout simplement par le bilinguisme. En arrivant à Barcelone, il s’est senti « un peu comme au Québec, sauf qu’ici je le vivais à l’envers » dit-il.

Selon lui, un mot d’introduction définira le reste. « Hola » ou « Bon dia » conditionne la conversion qui va s’en suivre. Aujourd’hui, il est en « apprentissage de sa 6e langue -le catalan- afin de mieux s’intégrer dans son nouveau chez soi ».

Le secret d’une intégration réussie en Espagne résiderait-il effectivement dans les trois H ? Humour, Humilité : respecter, écouter l’autre et son histoire …, Humain : créer un réseau.

Ce qui est certain, c’est qu’avec du recul, une absence totale de jugement et beaucoup d’envie… ça marche mieux !

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